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Il faut lire ou relire la partie « infos-intox N°1 » sur l’évolution normale de l’équilibre de la denture sous l’effet, avec l’âge, du déplacement de l’équilibre entre pressions compressives et pressions expansives sur la sphère buccale, équilibre fonctionnel lui-même en remaniement évolutif avec le cadre squelettique propre à chaque individu. Il faudrait lire aussi le rapport de l’année 2000 de la S.F.O.D.F. sur la récidive pour bien distinguer 2 choses : L’évolution de la denture avec l’âge bien différente de l’instabilité du nouvel équilibre obtenu après traitement ODF. Ce qui n’empêche pas les deux phénomènes de se conjuguer la plupart du temps. Ce qu’il faut retenir en quelques raccourcis : - La plupart des gens qui ont des dents naturellement bien alignées dans leur jeunesse voient la compression augmenter avec l’âge et l’encombrement inesthétique finit par apparaître. Ceci dans les pays industrialisés dits « développés » car Planas en avait longuement parlé : chez les populations utilisant leur denture de manière plus « archaïquement naturelle » les dimensions des arcades et la stabilité des positions dentaires semblent meilleures. Il ne faut donc pas confondre les suites instables d’un traitement d’orthodontie avec une évolution suffisamment générale pour paraître naturelle, dans nos contrées, mais contre laquelle on peut se prémunir de la même manière que pour les contentions post-traitements dont nous allons parler.
- Il y a des limites à la soit disant toute puissance technique médicale, d’autant plus, nous espérons l’avoir suffisamment dit, que la technique n’est pas la première condition d’un traitement réussi. Le praticien a une obligation de moyens (qui doivent être conformes aux données actuelles de la science) mais le résultat parfait ne peut pas être une exigence. Et à une époque de consumérisme à outrance, il peut être utile de rappeler qu’il ne suffit pas de payer pour que « ça marche » et que toutes les attentes soient satisfaites.
- La meilleure garantie d’un résultat stable provient de 4 facteurs conjugués : la globalité des analyses diagnostiques précoces, du choix stratégique des moments + moyens d’interceptions, de l’adaptation des réponses thérapeutiques pluridisciplinaires à la complexité des données étiologiques possibles, et de la participation du patient lui-même.
- Il y a deux niveaux de contention :
- Le maintien et la surveillance effectuée par le praticien lui-même, immédiatement à la dépose de l’appareillage, pendant une durée quasi-équivalente à la durée du traitement proprement dit, pendant que la fréquence des contrôle et des appareillages de maintien sont dégressifs. Ces appareillages sont en général : une gouttière fine et transparente mais rigide et amovible pour le haut, et un fil collé derrière la partie antérieure, côté lingual,en bas.
- La surveillance effectuée ensuite par le patient lui-même, tout seul, au moins une fois par mois, avec la gouttière de référence qui peut lui permettre de vérifier lui-même, tout au long de sa vie, la permanence de l’équilibre de sa denture, et de réagir dés qu’il sent, avant que ce ne soit visible, que cet équilibre est en train de lâcher, peut être temporairement, sous un changement de conditions qu’il pourra d’autant mieux identifier qu’il aura été attentif, grâce à la « porte d’entrée dentaire » aux conditions et aléas de son équilibre global, tous azimuts…
- En résumé, surveiller toute sa vie son équilibre occlusal, peut paraître fou ou futile, mais vu sous l’angle de l’observatoire d’un horizon plus large, celui de la globalité de notre équilibre psychosomatique, ça mérite réflexion. En effet quels seront demain les moyens de nos enfants de mesurer les effets du stress sur leur équilibre global ???
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