adults treatments

Les traitements orthodentiques clasiques

Plutôt que d’aligner, une fois de plus, des images de bracketts et de fils que tout le monde connaît aujourd’hui, et qui peuvent se trouver sur la plupart des sites consacrés à l’orthodontie, nous préférons donner ici quelques précieuses remarques rarement connues du public. Ceci afin d’améliorer sa perception des événements et aussi, de rendre hommage aux praticiens qui s’efforcent de prendre plus de temps et de gagner moins d’argent pour améliorer « l’outil multibagues » afin d’être le plus complet possible dans leurs objectifs thérapeutiques.

1. Les bagues et bracketts sont faits pour bouger les dents, et seulement ça. Et ce sont les meilleurs instruments de précision pour placer les dents dans les 3 directions de l’espace. Avec des élastiques comme ici, pour corriger un décalage de classe.

2. On arrive à faire « coulisser » l’arcade dentaire dans l’os qui la supporte, avec un quad’hélix, photo en dessous, on peut agir sur la largeur et la forme d’arcade. Mais il y a un inconvénient majeur, c’est que les systèmes multi-attaches n’agissent pas sur l’environnement des arcades dentaires :

  • Ils n’agissent pas sur les maxillaires (les « mâchoires » ou pièces squelettiques qui portent les dents, et dont seule l’inférieure, la mandibule, est mobile) en particulier, les systèmes fixes ne modifient pas les rapports entre les maxillaires, c’est à dire la position de l’un par rapport à l’autre, au-delà d’une déviation standard, environ 3mm. (*)
  • Ils n’agissent pas sur le travail musculaire perturbé par les dysfonctions, en particulier les troubles de la fonction respiratoire (voir les pages « infos-sciences »)
    Ceci signifie que les composantes squelettiques et fonctionnelles des décalages qui dépassent 3mm. environ doivent être traités par des appareillages supplémentaires à porter en même temps que les systèmes fixes collés sur les dents. (*) c’est pour cette raison que, dans notre système de self-bilan,  le niveau 1 se situe en dessous de 3mm. de décalage et sans autre perturbation ni dans le domaine fonctionnel, ni dans le domaine postural et squelettique.

 2 conséquences pratiques principales :

  • Douleur- déglutition- respiration buccale : lorsque l’on doit porter des élastiques comme sur la 1ère photo, à chaque déglutition inversée, la langue pousse les incisives supérieures vers l’avant, alors que les élastiques tirent en sens contraire, à la longue (2000 fois/24H.) il peut arriver que le patient ressente des douleurs, ce qui n’est pas bon signe pour les tissus de soutien de chaque dent dans l’os alvéolaire (le parodonte) ceci peut encore s’aggraver si les élastiques luttent en plus contre la musculature obligée de forcer pour respirer par la bouche…(on peut même aller jusqu’à des douleurs articulaires)
  • Asymétrie et posture : il faut se méfier de l’asymétrie (voir self-bilan, chap. dento-maxillaire, sens transversal). L’asymétrie n’est pas seulement dans le sens horizontal , mais également dans le sens vertical. De plus cette différence « spatiale » entre les côtés gauche et droit est généralement reliée à une asymétrie squelettique plus large, crânienne ou cervicale et posturale… Deux complications importantes qui montrent bien, une fois de plus, qu’il est nettement préférable de pratiquer un premier bilan et peut être une première séquence thérapeutique, très tôt, vers 6 ans, chaque fois que le problème dépasse les limites du territoire purement dentaire.


Les traitements pour adultes

La vocation première, fondamentale, d’Orthoglobal sarl est de promouvoir le dépistage et les  traitements précoces pour les cas les plus compliqués et les plus résistants aux traitements traditionnels, mais il est vrai qu’à force de réfléchir à l’origine des troubles, on finit par mieux comprendre l’ampleur des conséquences lointaines et collatérales au cours de la vie. Ce qui nous amène à bien insister sur une distinction primordiale :


Il y a deux niveaux bien distincts de besoin de traitement orthodontique chez un adulte :

  • Le premier niveau, assez simple et ordinaire, de la personne qui avait des dents bien alignées dans sa jeunesse, et qui subit l’évolution compressive globale au cours des années dont nous venons de parler plus haut. Pour ceux-ci, en dehors de toute autre complication, conviendra très bien un traitement normal, avec des moyens peu visibles comme la technique linguale, ou mieux encore à notre avis : la technique des gouttières transparentes invisalign (voir les sites respectifs dans les liens proposés) Ces techniques de traitement sont faits pour eux et sont généralement suffisantes.
  • Par contre, pour tous les autres, ATTENTION, il ne faut pas rêver : ce qui n’a pas été résolu tôt,  d’autant plus tôt que le problème était plus ample, sera de plus en plus complexe à résoudre avec la dégradation de notre système compensatoire global. Et là, les solutions simples sont des miroirs aux alouettes ; au contraire, il faudra combiner les éléments provenant de plusieurs techniques (comme les tractions et les cales asymétriques en même temps que les gouttières invisalign par exemple). Mais ce n’est pas tout :il faudra y adjoindre très souvent les apports thérapeutiques provenant d’autres disciplines, allant de l’ostéopathie à la chirurgie pour modifier la posture ou pour changer les rapports des bases squelettiques, sans oublier, presque à chaque fois, la restauration prothétique nécessaire, sous le contrôle du posturologue.

Il faut insister : les traitements pour adultes sont beaucoup plus longs, plus complexes de transdisciplinarité, et donc plus difficiles, (et plus chers) que toute une mode commerciale irresponsable veut bien le dire, tant il est vrai qu’avec la cosmétique on peut illusionner un maximum.

Allons plus loin, car il faut que le public sache que nous l’avons compris : il y a un rapport étroit entre notre denture et notre énergie vitale. Vouloir avoir ses dents droites, ou « comme quand on était jeune » ce n’est pas qu’une fixation immature comme parfois, mais c’est souvent plutôt lutter pour conserver son intégrité face aux dégradations du temps qui passe et rester droit face à la mort qui approche. C’est donc une motivation profondément humaine. Mais aborder une restauration de la sphère buccale, c’est comme aborder la vieillesse ou la retraite : ça se prépare, ça ne peut pas se faire trop tard ou à la va-vite.  Il y a forcément un prix à payer suite à la facilité de toutes ces restaurations gadgets qui sont proposées…(quand ce n’est pas au minimum le scrupule inconscient à exploiter les disparités économiques de pays moins bien lotis que nous)
En tout cas, pour l’orthodontie, ce n’est pas possible de compter sur des moyens exotiques et magiques : il faut du temps, de l’intelligence pour comprendre la globalité du problème, il faut de la disponibilité et de la patience et il faut de l’énergie, de la force…

Cas N°1 :


Cas N°2 : 




Il est intéressant de constater la différence de niveau vertical entre les 2 côtés, qui montre bien, par l’extrême toute l’importance des contacts et des pressions occlusales antagonistes pour la stabilisation verticale de chaque dent.

Cas N°3 :