| | GENERALITES : Avant tout, il faut rétablir la vérité scientifique face aux vieilles idées ou intox encore largement répandues :
|  | 1 - La plus énorme des intox: « une fois que les dents sont droites, on est tranquille », c’est pour toujours...! Les dents ne sont jamais fixées dans l’os : elles sont en équilibre...et cet équilibre se modifie au cours du temps (biblio: Dr. Cretot) Tout est une affaire de pressions : |  | => Le jeu naturel de pressions vers l’avant de la langue et des joues fait avancer tout l’ensemble de la partie dentaire, alors que leurs supports osseux, les maxillaires, vont subir une autre pression, parfois jusqu’à l’ inverse (recul ou raccourcissement avec affaissement de la face) . L’ensemble provoque une augmentation de la compression des dents antérieures...souvent fortement accentuée par les dents de sagesse. | | |  | => Le stress, le bruxisme, ou simplement l’usure naturelle des dents vont entraîner une perte progressive de la hauteur faciale inférieure (HFI = fermeture de l’angle buccal) qui va augmenter, là encore, la compression sur les dents antérieures. - Conséquence 1 = des gens qui ont un alignement impeccable de leur dents à 20 ans, pourront tout naturellement voir leur dents de devant se chevaucher vers 40 ans.
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| 2 - Lorsqu’on dit que l’on a «les dents du haut en avant », il faut bien considérer un fait : Dans tout le squelette crânien, chaque pièce squelettique est rattachée aux autres par des sutures, y compris le maxillaire qui porte les dents du haut, alors que la mandibule, qui porte les dents du bas, est la seule pièce mobile. Ceci signifie que dans les décalages sagittaux (de l’arrière vers l’avant) la plupart du temps c’est plutôt la mandibule qui est trop en arrière ou trop courte. (nuance très importante pour le self-bilan). La part réelle de décalage dû aux dents en avant, est en réalité réduite à la moitié sinon plus: la majeure partie du problème est un décalage squelettique. = 2 conséquences importantes : - Les ostéopathes ont raison d’être très méfiants vis à vis des forces extra-orales qui tirent le maxillaire vers l’arrière en s’appuyant sur l’arrière du crâne ou, pire: sur la nuque... (se méfier cependant des ostéopathes qui sont contre tout sans distinction). Nous reverrons ceci en situation plus détaillée dans les stratégies de traitement (dans le self bilan).
- Dans la majorité des cas, il est beaucoup plus intéressant d’utiliser un appareil qui propulse la mandibule (tout en bloquant en arrière le maxillaire : le point d’appui pour la force appliquée réagit toujours en sens opposé, encore une notion fondamentale à retenir) mais attention: à condition d’avoir bien vérifié, par une analyse sérieuse et complète, que la mandibule a bien le potentiel pour pouvoir s’avancer...sinon ce seront les dents du bas qui vont se coucher en avant, et l’os mandibulaire restera trop court ou trop en arrière. (cf: page: les écueils des “pros” dans cas cliniques).
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| 3 - «Il est inutile d’agir sur les dents de lait qui vont tomber» = intox majeure ! C’est une des missions fondamentales de ce site d’apprendre au public ce qui peut être fait dés la denture de lait, à savoir : essentiellement corriger une erreur de direction de la croissance squelettique et secondairement rétablir le plus tôt possible un bon équilibre fonctionnel des pressions musculaires de part et d’autre de la denture, en re-programmant les habitudes néfastes. Dés les premières infos scientifiques il est possible de comprendre la différence entre les actions concernant uniquement les dents et celles concernant leur support squelettique, puis tout le squelette facial, puis plus largement tout l’équilibre squelettique crânio-vertébral. C’est donc tout le contraire : plus le problème est étendu et prononcé et plus on a intérêt à agir tôt, dans certains cas avant 6 ans (biblio: M.J. Deshayes + page traitements). Réponse : une fois de plus, le but des traitements précoces est d’agir sur le cours de la croissance squelettique, de normaliser le rapport des 2 «mâchoires» et non pas de redresser des dents de lait, qui ne servent que de support pour les appareils utilisés. (ce qui est d’ailleurs mieux que de se servir des vraies dents, définitives, pour supporter des appareillages pendant plusieurs années.)
|  | | | 4 - « On est tous plus ou moins de travers » : un parent qui invoque cet argument signifie par là: « nous n’avons pas très envie de faire quelque chose, trouvez un autre argument pour nous convaincre »... En fait, il est vrai que la symétrie est loin d’être la règle dans la nature, puisque selon les posturologues, 90% des gens ne sont pas symétriques (prof. Bricot, Marseille). Mais il y a une énorme différence entre devenir peu à peu asymétrique au cours de la vie, et démarrer sa croissance en étant de travers dés la naissance... | | |  |  |  |  |
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