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Most people have no idea of the possible link between the problems of occlusion, and the problems of imbalance in the body. Yet if we try merely to raise two shopping bags full to bursting with open mouth, then with the mouth closed, we immediately feel the usefulness of the link between occlusion, the contraction of "jaws" and the tone of the entire cervico-dorsal muscle chain... Bien heureusement, tous les gens qui présentent une malocclusion n’ont pas forcément un problème postural, et à l’inverse, tous ceux qui souffrent d’un problème postural ne présentent pas chaque fois une malocclusion, mais il y a facilement plus de 50 % des gens qui ont un problème dans l’un des deux domaines cumulé avec un problème dans l’autre. Mais toutes les situations et toutes les nuances sont possibles : - Les 2 problèmes peuvent coexister sans avoir la même cause, et donc sans être liés dés le départ, mais ils vont assez vite au cours de la croissance s’associer et se renforcer mutuellement, ce sera par exemple la rencontre entre un problème descendant, à point de départ crânien, et un problème ascendant, à point de départ podal.
- Dans d’autres cas, ils peuvent être associés dés la naissance et se renforcer avec la station debout et la marche, par exemple dans les formes frustres de plagiocéphalie ou de torticolis congénital…
Par ailleurs, le système occlusal n’est pas un capteur primaire de la posture comme le sont l’œil et le pied. Mais la malocclusion, surtout asymétrique, est un relais et un renforçateur très précoce des troubles de la relation crânio-vertébrale, d’autant plus que les activités et surtout les pressions des maxillaires sont plus précoces que la posture érigée et que la marche, tout comme sont plus précoces et impératifs les conditions génétiques, les événements péri-nataux et la priorité de la recherche des conditions optimales de respiration.
Ainsi la relation entre orthodontie et posture, et donc entre les praticiens des deux domaines, ne sera pas la même selon l’âge où l’on aborde l’enfant, et les priorités antérieures aux 2 domaines respectifs. Pour ce qui est de la relation entre orthodontie classique, à l’adolescence, et la posturologie, les numéros 3 et 4, vol. 42 de 2008, de la Revue d’O.D.F. fournissent plusieurs articles très utiles sur les différents abords possibles. Etant donné l’objectif fondamental d’Orthoglobal Sarl de promouvoir les thérapies très précoces (avant 6 ans) et de vouloir jeter un pont pratique entre les différentes disciplines concernées, nous préférons insister ici sur la nécessaire synergie simultanée entre le spécialiste privilégié de la posture et l’Orthopédie dento faciale. Ceci en 3 points rapides et quelques exemples : - Etant donné que les orthodontistes sont les seuls spécialistes, parmi les concernés, qui doit gérer, mesurer, comparer à la fois des photographies, des radiographies, des moulages en plâtre, des bilans, des calendriers thérapeutiques, des courriers interdisciplinaires... etc. il est logique que cette gestion des relations entre problèmes d’occlusion et problèmes posturaux leur incombe. Par ailleurs, dire ou écrire un peu partout qu’il faut se référencer au médecin spécialiste de la posture, c’est renvoyer le jeune enfant face à son problème, car il n’y a pas de médecin spécialiste de la posture dans sa globalité, lorsque le problème occlusal est impliqué.
C’est pourquoi nous adhérons totalement au contenu des derniers éditoriaux de la revue d’O.D.F : c’est aux orthodontistes d’aller chercher le complément de formation qui leur fait défaut pour assumer pleinement leur responsabilité dans la gestion du lien entre malocclusion et problème postural. (biblio : Talmant : « la face nord… ») - En orthopédie précoce, il faut agir vite, il n’y a pas de temps à perdre car la mise en place inversée des rapports de la 1ère molaire adulte, qui sort vers 6 ans, va considérablement verrouiller la déviation de la mandibule (exemple ci-dessous). Il faut donc rapidement et simultanément, en orthodontie et en posturologie, faire notre bilan et lancer notre intervention thérapeutique, en étroite synergie simultanée. (voir biblio : Marie Jo Deshayes : tout se joue avant 6 ans)
De même, avant 6 ans et l’occlusion de la 1ère molaire adulte, il ne s’agit pas de retrouver une position équilibrée de la mandibule, mais nous sommes dans une position privilégiée pour contribuer à la structuration correcte et équilibrée du système ATM – mandibule – occlusion. (ATM pour articulation temporo-mandibulaire) - Pour nous, avant 6 ans, l’interlocuteur privilégié, après le médecin pédiatre, est l’ostéopathe posturologue (qui a fait les deux formations) car c’est lui qui travaille du crâne au bassin, et qui peut surveiller ou intervenir si les ceintures scapulaire et pelvienne ne peuvent pas jouer leur rôle de compensateur des tensions, c’est lui également qui peut regarder jusqu’au crâne les effets des semelles (proprioceptives) placées par le podologue, tout comme il peut surveiller et aider à la décompensation provisoire des tensions ou blocages imposés temporairement par les appareillages orthodontiques (voir les cas traités précoces)
L’idéal est, bien sûr, de s’entourer d’une équipe complète, avec orthoptiste et podologue habilités à travailler ensemble autour d’un plan de traitement commun et global.  | | On voit bien avec ce cas, à l’âge de 8 ans, l’étroite imbrication complexe entre asymétrie crânienne et déviation de la mandibule, en articulé croisé gauche. On voit bien également le renforcement de la déviation à la fermeture buccale. A noter également que l’asymétrie n’est pas seulement transversale mais également verticale.
Cette situation s’est installée très tôt, probablement dés la naissance (avec forceps) et si cet enfant avait été suivi par un ostéopathe averti relié à un orthodontiste « précoce » (encore très très rare) l’inversion de l’occlusion aurait pu être corrigée en denture de lait, vers 3-4 ans, pour que le travail de rééquilibrage de l’ostéopathe soit plus efficace.
(ce cas est détaillé dans le chapitre « cas traités »)
| | | Avec les 2 exemples suivants, abordés à 5 ans, on va voir que malgré leur similitude, les implications posturales et donc la complexité et la difficulté de résolution sont complètement différentes.
(La 1ère conclusion, pour le public, est qu’il faut arrêter de comparer deux problèmes (et donc 2 traitements) … même s’ils ont l’air semblables…)
| | | Avec la persistance de son asymétrie maxillaire, ce cas aura besoin d’une surveillance orthodontique et d’un travail postural de loin en loin pendant toute sa croissance, jusqu’à l’âge de l’intervention du médecin O.R.L. et jusqu’à ce qu’il récupère une ventilation nasale nocturne correcte, et donc une posture générale harmonisée.
Avec l’exemple ci-dessus, nous surveillerons particulièrement une évolution possible vers un trouble postural global, demandant l’intervention du podologue…
Pour l’orthopédie dento-faciale, tout le travail de dialogue et de synergie avec l’ ostéopathe-posturologue va se concentrer sur la coordination des actions représentées par les flêches bleues, pour équilibrer les plans d’occlusion dans le sens vertical, en même temps que l’on agit sur la récupération du travail déficient du condyle gauche, et que l’on aidera la propulsion du côté gauche. La première chose à faire est de travailler en permanence à l’amélioration de nos mises en commun des objectifs et des vocables, en essayant de rester le plus simple et le plus schématique possible, selon le « maketplan » en exemple ci-dessous. Ensuite, par des échanges modélisés, schématisés, et dans une unité de lieu, nous pouvons progresser vers une plus grande harmonisation de nos stratégies et de nos interventions.
En résumé : - Nous sommes loin de tout savoir et de tout résoudre, mais nous nous éloignons à grand pas de la triste époque des intégrismes et des oppositions systématiques entre ostéopathie et O.D.F. pour coopérer maintenant dans une attitude de recherche constructive, surtout en intervention précoce. Mais tout reste encore à faire au niveau de la codification, de la modélisation et de la synchronisation des stratégies thérapeutiques.
- Nous pouvons confirmer qu’en abordant les problèmes très précocément, nous ne sommes pas encore en « réparation » mais en détournement du cours des événements, avec donc beaucoup plus de chances de réussite, ou, en tout cas, plus de compréhension des mécanismes de blocage.
- La voie la plus efficace semble être l’organisation de structures pluridisciplinaires où au moins une équipe permanente ODF-ostéopathe-posturologue parviendrait à définir un cadre de stratégie thérapeutique rassemblé sur un même plan, dans un langage commun, clair pour le patient et les assurances.
- Enfin il faut revenir et insister sur la priorité des 3 conditions-cadres impératives qui peuvent gouverner la pratique et limiter les résultats :
- Les données génétiques, en particulier crâniennes
- Les éventuels traumatismes précoces et périnataux
- La recherche des conditions optimalespour la première des fonctions : la respiration
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